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Plongez dans l’univers de Brecht Vandenbroucke et d’André Derainne, une promenade guidée, un carnet à la main, entre les couleurs pop et les ambiances mélancoliques des deux invités.
Quarante micronations, créées par autant d’illustrateurices, défileront dans les rues de Strasbourg en ouverture de cette 15e édition du Festival.
Cette année, cinq nouvelleaux artistes (Benoît Jacques, Marion Jdanoff, Alexane Maillard, Etienne Puaux et Adèle Verlinden) ont imaginé la leur, venant enrichir la collection originale de 2020, créée pour les dix ans de Central Vapeur. À leurs côtés, 3 autres nouveaux kakémonos réalisés par des enfants d’école et de CSC de Strasbourg. Le défilé dans l’espace urbain vous emmènera faire le tour de différentes expositions du Festival : Épique Époque, fruit d’une collaboration entre l’illustratrice Violaine Leroy et le Jardin des Sciences, Le Musée mal rangé d’Amina Bouajila à la Bouquinette, La Montagne entre nous de Jeanne Sterkers à la librairie le Tigre et la Chambre 201 de l’hôtel Graffalgar entièrement peinte et décorée par les étudiant·es de la HEAR. La Parade des Micronations terminera sa course à la Médiathèque Olympe de Gouges pour l’inauguration des Rencontres de l’illustration.
L’incontournable exposition du festival matche cette année l’univers cartoon et coloré de Brecht Vandenbroucke et les images toutes en nuances du strasbourgeois André Derainne.
Chaque année, le festival rassemble un·e illustrateurice confirmé·e venant d’au delà nos frontières alsaciennes afin de dialoguer en images et à distance avec un·e jeune talent de la région. Au delà du format A3 et de la scénographie commune, aucune contrainte n’est fixée aux artistes. En résulte deux séries d’images, construites l’une par rapport à l’autre et qui s’enrichissent mutuellement tout au long de cette conversation visuelle.
Sans parole, les visions des deux artistes se répondent ici de manière complémentaires. Les couleurs éclatantes et personnages grotesques aux faux airs de Jérôme Bosch de Brecht Vandenbroucke s’opposent aux lumières tamisées, compositions géométriques et coups de pinceaux veloutés des peintures à l’huile d’André Derainne.
Pourtant, tous les deux parlent d’un contexte inquiétant, nous plongeant dans un univers dystopique parasité par des marques, des écrans, des images en continu. Une même constatation, celle d’un monde de plus en plus terrible, mais deux façons de le rendre plus supportable, selon que vous choisissiez une contemplation mélancolique ou une joyeuse apocalypse.
Un catalogue du Dialogue, tiré à 200 exemplaires, est disponible durant l’exposition et au salon du festival.
Né en 1986 en Belgique. il peint, écrit des histoires, réalise des sculptures, des illustrations et des bandes dessinées. Diplômé de l’Institut Saint Luc de Gand, il a réalisé des illustrations pour le New York Times, Le Monde Diplomatique, Variety, MIT Technology Review, Wired et d’autres journaux ou magazines. Il a également pu travailler entre autres pour Diesel, Lacoste et Prada. Il a publié deux bandes dessinées, White Cube (2013) et Shady (2021) et travaille actuellement sur son prochain livre.
Né à Toulouse en 1994, il réalise des illustrations pour la presse, notamment pour The New Yorker, Libération, le New York Times, Die Zeit, L’Obs, mais aussi pour de nombreux magazines en France et à l’étranger. Le reste de son temps, il le consacre entièrement à ses projets personnels d’illustration qui ont donné lieu ces dernières années à plusieurs expositions. Il est l’auteur de deux bandes dessinées, Un orage par jour aux éditions Kéribus (2021) et Des fourmis dans les jambes paru aux éditions Fidèle (2023).
Cette exposition vous invite à découvrir en grand format les pages de l’imagier bilingue franco-arabe Mousson de jasmin de Anouck Constant paru aux éditions Le port a jauni en novembre
2024.
Mousson de jasmin est un imagier de mots voyageurs réalisé aux encres de couleur. Ces mots de la langue française issus de la langue arabe, ou ayant transité par elle, témoignent d’un long tissage entre nos langues depuis bien avant les colonisations du XIXe siècle. Associés par paires, ils se répondent par leurs sons ou leurs thèmes, liés aux paysages, aux végétaux, à la temporalité.
Autrice et illustratrice originaire des bords de Loire, Anouck Constant est diplômée de la HEAR en 2022. C’est au cours d’une résidence de création au Studio Fotokino (Marseille) en octobre 2023 qu’elle développe son projet d’imagier Mousson de Jasmin. En parallèle de sa pratique personnelle, elle contribue à de nombreux projets collaboratifs (revues Comme des Garces et Cyprine Chaude, collectif Studio Chenille) et anime des ateliers d’illustration dans diverses structures dans le Grand Est. En automne 2024, elle publie La balade d’Oscar aux éditions MeMo, réalisé en binôme avec l’illustratrice Charlotte Bresler.
Cette vitrine s’articule autour de la parution récente de l’album Le Musée mal rangé aux éditions Shed publishing, l’occasion de (re)découvrir l’univers éclatant et haut en couleurs de son illustratrice, Amina Bouajila.
En posant innocemment la question de la diversité des personnes choisies pour incarner l’Histoire avec un H, à l’occasion d’une sortie scolaire dans un musée, un petit garçon permet à l’ensemble de sa classe d’interroger le cadre de ce récit collectif qu’on fabrique et qui nous fabrique, même quand on n’y prête pas attention. Cet album pour les 4-8 ans propose une réflexion inédite dans le champ de la littérature jeunesse, au-delà des enjeux de diversité et de représentation, sur les luttes sociales et antiracistes. Inspirée de conversations avec ses élèves, l’écriture de Houyem Rebai est teintée des pédagogies Freinet et Freire, qu’elle mobilise pour transmettre à ses élèves l’esprit critique, l’autonomie et la coopération au quotidien.
Cette exposition présente des planches originales de la bande dessinée La montagne entre nous, scénarisée par Marcel Shorjian et illustrée par Jeanne Sterkers, parue aux éditions Sarbacane en janvier 2025.
Les deux auteur·rices qui se sont rencontré·es sur les bancs de l’école Estienne signent aujourd’hui une bande dessinée qui explore la découverte des sentiments adolescents, l’acceptation de l’homosexualité en milieu rural et les secrets familiaux, avec la montagne comme témoin silencieux. L’histoire suit Marcia et Florence, deux amies d’enfance séparées à l’adolescence. Marcia s’est échappée pour la grande ville alors que Florence, elle, est restée, s’est mariée et a repris la boucherie familiale. Quand trente ans plus tard, Marcia réapparaît dans son village natal, les retrouvailles avec Florence ravivent souvenirs, regrets, et vérités enfouies.
Une dizaine de créations picturales de l’artiste Basile Bibas.
Mystérieuses et teintées d’humour elles célèbrent la vibration des traditions, la découverte de l’autre, la mémoire, la joie de manger ensemble, la vie… Au sein d’une fête traditionnelle, d’un souper familial ou d’un trajet entre amis, Basile peint les habitudes et les croyances des gens qu’il rencontre, créant ainsi des moments de joie et d’intensité hors du temps. En accompagnement des peintures, vous pourrez également découvrir une bande dessinée autobiographique relatant ses inspirants voyages.
Retour sur une année de conférences illustrées. Depuis octobre 2023, au Planétarium du Jardin des sciences, ont lieu les rencontres mensuelles Épique Époque : un nouveau format de conférences à plusieurs voix traitant des questions de société.
L’occasion de croiser les regards des différent·es intervenant·es à travers leurs domaines d’expertise mais aussi celui de Violaine Leroy, illustratrice, qui a dessiné en direct chaque conférence durant l’année universitaire 2023-2024. L’exposition des dessins originaux permet de revenir sur sept éditions d’Épique Époque par le biais d’un travail que l’on appelle la facilitation graphique et qui a pour objectif de synthétiser des paroles par l’image : intelligence artificielle, pollution nocturne, spécisme ou encore organoïdes… Des thématiques passionnantes à (re)découvrir en image !
Dans le cadre d’un partenariat entre la HEAR et l’Hôtel Graffalgar, et dans la volonté de créer une rencontre entre différentes options de l’école, il a été proposé aux étudiant·es de quatrième année de Design textile, Peinture et IIlustration de former un groupe incluant au moins un·e étudiant·e de chaque atelier pour imaginer comment investir ensemble une chambre de l’hôtel.
Pour cette carte blanche, l’équipe qui se compose de 5 étudiant·es aux pratiques variées, a choisi de dialoguer autour de l’univers du train. Après un mois de chantier, le vernissage sera l’occasion de venir découvrir le résultat de cette collaboration, réunissant peintures, broderies et tissages.
Étudiant·es participant·es : Ysendrel Marzin, Brandon Koziol, Alice Debenedetti, Violette Mesnier, Loup Bellem.
Projet encadré par : Mirjam Spoolder, Thierry Balmer, Mathieu Boisadan et Salomé Risler, enseigant·es à la HEAR et Pierre Frigeni, Christian Ameke, Vincent Faller pour le Graffalgar.
Plus qu’une exposition, une véritable expédition artistico-spéléologique parmi les peintures, sculptures et installations du collectif.
Avant de se figer en roche, les cailloux liquides des grottes ressemblaient un peu à des gros tas de peinture dégoulinants. Qu’est-ce qui se passerait si toutes les cavités se remettaient à fondre ? Il en coulerait, des flux poisseux et poissonneux ! Les images perdues dans les profondeurs ressortiraient comme des bouts de déchets qu’on est content·es de retrouver. Les remous qui les cracheraient vers la surface les auraient teintées de leur épaisse salive de salpêtre, et elles en auraient mal vieilli… ou pas… ça c’est à vous de voir. Quand on descend dans les puits en s’aidant de ses lacets et qu’on a des bougies dans les trous de nez, on est jamais trop sûr·e de comment ça va se passer. Mais si on trouve le moyen de remonter, on aura bien rigolé. Et peut-être même qu’en suivant les indications, on y aura trouvé un peu d’or dans les concrétions…
hihihihi…
Première exposition rétrospective muséale pour Thomas Ott, Suisse de langue alémanique et grand maître international de la carte à gratter.
Ses oeuvres, au langage visuel orienté vers le cinéma, nous plongent dans des récits sombres et cauchemardesques. La maîtrise du trait et la vivacité opulente des images qu’il gratte avec un cutter forment un contraste oppressant avec le dépouillement de ses histoires. L’exposition complète présente des originaux de tous ses albums de bande dessinée, des films d’animation, des objets et des sources d’inspiration.
Entrée payante > CHF 12 / CHF 7 (réduit)
Entrée gratuite sur présentation de votre carte adhérent·e Central Vapeur !