Rubrique #revue !
Pour poursuivre notre nouvelle série dédiée aux nouveautés de la micro-librairie, on vous présente aujourd’hui deux autres collectifs de jeunes artistes-auteurices : FRED et La Malice.
Ce qui caractérise leur pratique de la micro-édition, c’est le format revue ! Le premier se spécialise dans la bande dessinée, tandis que le second vous propose un univers tant expérimental que poétique. On vous suggère d’aller vite découvrir ces créations en venant feuilleter leurs pages directement à l’espace qui leur est dédié au Garage Coop !
FRED
Collectif d’étudiant·es de la HEAR
« FRED », c’est avant tout un collectif d’illustrateur·ices basé à Strasbourg, mais c’est aussi le nom de leur revue de bande dessinée annuelle. Le concept est simple et efficace : chaque participant·es y propose une histoire empreinte de sa sensibilité, qui sera reliée à celle des autres par une thématique commune. Ainsi, après « le supermarché », « le musée »,« l’hôtel » puis « le parc », c’est avec la thématique du « club », pour leur 5ème numéro, qu’iels poursuivent cette série qui, on l’espère, continuera longtemps de nous émerveiller !
FRED 5, Club
Avec les contributions de : Ula Rugevičiūtè Rugytè, Basile Bibas, Uy-Vinh Landru, Anaël Pérot, Gabrielle Kalnins, Ambre Barré Venturini, Margot Farnoux, Farès Bourdieu, Alix Aubert-Pérocheau, Antton Ospitaletche, Lucie Penaud et Eloïse Pardonnet
Fraîchement imprimée en janvier 2026, cette revue propose une dizaine d’histoires plus ou moins courtes et farfelues. Évoquant des anecdotes personnelles ou fictives prenant place au cœur de la boîte de nuit le Freddy’s, chacune propose une perception différente du milieu de la nuit. Au fil de ces récits, vous aurez la joie de suivre les intrigues amoureuses de ces différent·es fêtard·es, mais aussi d’observer les péripéties culinaires des vigiles, ou encore de comprendre ce que le porridge (running gag ou private joke ?) à avoir avec cette thématique…
Cette compilation de bande dessinées aux visuels multiples, allant du color pop à l’épuré, se montre aussi riche graphiquement que généreuse en humour !
Vous pouvez également retrouver les numéros 2, 3 et 4 de la collection à la micro-librairie.
La Malice
Collectifs d’ancien·nes étudiant·es de l’ESAL Epinal
Charlotte André, Bérangère Thominet et Charlotte Costes Leulier
La Malice est un collectif réunissant 3 illustratrices strasbourgeoises qui aiment raconter des histoires. Graphiquement, tout y passe : collage, peinture, poème, gravure, etc. Elles se sont lancées ensemble après leur diplôme et, depuis, elles ne se quittent plus.
Presque rien n°1, 2026
Presque rien, c’est le premier opus de la revue Presque proposée par le collectif La Malice. C’est aussi un questionnement à chaque numéro autour d’une nouvelle thématique : les invité·es peuvent se saisir du thème comme iels le souhaitent. Finalement, on comprend qu’ici « presque rien » pourrait devenir au fur et à mesure de la narration un « presque tout »…
Un premier numéro prometteur et intriguant, qui saura piquer votre sensibilité littéraire et artistique !
PS : il se pourrait qu’on vous ait concocté une petite interview avec La Malice… Stay tuned sur instagram et pour une retranscription lors d’un prochain article.
Focus coup de <3
La réflexion autour du « presque » donne le ton de la revue : ici il s’agit d’expérimenter, que les projets inachevés qui prennent la poussière au fond des placards trouvent enfin, eux aussi, leur juste place. Sa matérialité poursuit cette logique : entre types de papiers variés et mises en pages changeantes, ce collectif est visiblement prêt à s’essayer à plusieurs formats !
Le concept de la revue est tout aussi alléchant. Le premier numéro sert de point de départ à une série autour du mot « presque », auquel viendra s’ajouter un nouveau mot à chaque édition. Ici, c’est donc le « rien » qui ouvre le bal.
À votre avis, le second numéro sera le « presque-quoi » ?
Enfin, comme vous avez pu le comprendre, iels n’ont pas peur de commencer fort, puisque ce « presque rien » est une référence directe à notre cher Jankélévitch, selon qui un minuscule détail pourrait finalement devenir « toute l’importance d’une œuvre » :
On y retrouve ainsi tous ces petits restes, qui paraissent insignifiants jusqu’au moment où quelqu’un décide enfin de les regarder de plus près. Une place centrale y est accordée aux formes oubliées de l’écriture, du cunéiforme aux listes de courses abandonnées, qui semblent pouvoir en dire plus qu’on ne pourrait le penser sur la façon dont notre société évolue.
Loin de n’être qu’un simple objet graphique expérimental, il interroge ici nos manières de créer. Résultat : cette revue pourrait vous faire presque porter un nouveau regard sur ce qui, hier, vous semblait encore insignifiant…
Disclaimer : risque de surchauffe cérébrale. On recommande de consommer cette revue avec un pot de glace bien frais, histoire de refroidir vos neurones.







